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Alexandra Rubinstein, l'iconoclaste

Née en Russie et résidente new-yorkaise, l’artiste Alexandra Rubinstein provoque des réactions contrastées. Galvanisante pour certains.es, offensante pour d’autres, son œuvre fissure les monolithes phallocrates. Et pour cause, le moteur de sa créativité s’alimente d’un désir de challenger les statu quo et notamment ceux qui cadenassent l’expression artistique des femmes.

Par Eric Royer
Alexandra Rubinstein, l'iconoclaste

Alexandra Rubinstein ou l'art de l'humour féministe.

Née en Russie et résidente new-yorkaise, artiste féministe revendiquée, Alexandra Rubinstein use de son talent pour dénoncer avec humour la condition des femmes dans les sociétés occidentales. Si son art s’inscrit dans un courant figuratif classique, il porte un message jubilatoire et puissant. Iconoclaste, la jeune femme s’emploie à déconstruire le mythe du phallus tout puissant, à objectifier l’homme et à inverser les rapports de pouvoir. La phallocratie doit maintenant compter avec des femmes qui sont résolument décidées au passage à l’acte. 


« Mon travail consiste, en quelque sorte, à placer la femme dans le rôle de consommatrice. Si on ne fait que représenter la figure féminine encore et encore sans en faire autant lorsqu’il s’agit de représenter des hommes, alors on ne fait que perpétuer cette idée que les femmes sont des objets à consommer. Une des séries sur laquelle j’ai travaillé s’appelle Thirsty. L’idée consiste à utiliser les hommes pour décorer des objets, ce qui selon moi, a été fait très souvent fait avec le corps des femmes. Dans mon travail les séries invitent à rejeter l’idée de la passivité féminine. Je pense que les femmes ne sont pas passives, nous avons de l’assurance, c’est ce que j’explore aussi. »

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