De l'alimentation à la sexualité
Par l’oralité originelle, la nourriture s’associe avec, le désir, le dégoût, le plaisir, le déplaisir, la satisfaction, la frustration et l’allaitement peut être appréhendé comme le premier véhicule exploratoire des émois hédonistes.

Plaisir de la chère, plaisir de la chair ?
Très documentés, ayant fait l’objet de multiple études, les rapports entre alimentation et sexualité sont-ils suffisamment évidents pour que l’on puisse au travers de la première deviner tout ou partie de la seconde ? Pouvons-nous affirmer que nous faisons l’amour comme nous mangeons ou déduire les comportements sexuels d’un.e inconnu.e de l’observation, plus ou moins furtive, de sa manière de manger ? Oui et non, car l’acte de manger subit l’influence du contexte, des circonstances, qui en modifient l’expression naturelle. On reconnaîtra que l’on ne mange pas de la même façon lorsque nous sommes seuls.es face à nous-même, au restaurant, lors d’un dîner romantique, d’un repas d’affaire, d’une bouffe arrosée entre amis.es, ou encore lorsque nous sommes soumis.es à des impératifs de temps. Toutefois, existe bel et bien un tronc commun à la sexualité et l’alimentation, organisé autour de la relation qu’un individu entretient avec le désir et le plaisir, le wanting et le liking, relation nourrie de ses premières expériences hédonistes alimentaires.
D’un point de vue animal, se nourrir et se reproduire génèrent des besoins dont le contentement repose sur l'abo [...]
