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Georgios Rorris, peintre figuratif porté aux nues

Par Eric Royer
Georgios Rorris, peintre figuratif porté aux nues

Un autre regard sur la femme dévoilée.

« Je ne peints pas des nus, mais des portraits de gens déshabillés ». C’est par cette phrase sibylline que Georgios Rorris répond lorsqu'on l’interroge sur cette facette de son œuvre qui met en représentation des femmes dans le plus simple appareil. Le hiatus peut paraître d’une subtilité formelle et théorique, relevant plus d’une argumentation hypocrite que d’un manifeste artistique authentique. Cependant, la distinction entre le nu (nude) et le dénudé (naked), qui a suscité de nombreux débats au sein de l’intelligentsia artistique, est essentielle pour comprendre ce que l’artiste donne à voir. Le critique d’art, romancier et peintre anglais, John Peter Berger la formule en ces termes : « Être dénudé c’est être soi-même. Être nu c’est vouloir être vu dénudé et finalement accepter l’idée de ne pas être reconnu pour soi-même. Un corps dénudé perçu comme un objet devient un nu... et le fait de le voir comme un objet, légitime son utilisation en tant qu’objet. » 

 
Blue Alexandra

Georgios Rorris, est un peintre grec, né en 1963 dans le Péloponnèse. Dans les années 80, il étudie à l’école des Beaux-Arts d’Athènes puis de Paris et en 2001, il est honoré par l’Académie d’Athènes. En 1988, il propose à la Galerie d’art Méduse, sa première exposition personnelle. Reconnu comme représentant de la peinture figurative, son œuvre se distingue par un anthropocentrisme qu’il définit ainsi : « Dans un temps de masse et de disparition de la personne, insister à peindre et à révéler la personne, est un acte politique. » Dans cette optique, il noue une forte relat [...]

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