Osphères
EmotionnelleHistoire, art & Littérature

Gustav Klimt, la lumière divine de l'or

Par Eric Royer
Gustav Klimt, la lumière divine de l'or

Klimt et l'éternel mystère de la vie.

« Quiconque désire me connaître comme artiste – et c’est tout ce qui compte vraiment – doit regarder attentivement mes tableaux et tenter d’y glaner ce que je suis et ce que je veux. »  Par ce propos lumineux comme l’or de ses tableaux,  Klimt nous montre le chemin à emprunter pour découvrir la clé de compréhension de son travail. Il nous suggère une quête du sens, affranchie de tout rapport à la personne, l'histoire, la culture de l'artiste, s'inscrivant dans un plan purement métaphysique. La volonté de Klimt est que nous nous laissions guider par la seule vérité qui vaille à ses yeux : le tableau stricto sensu. Dont acte !

Klimt l’énigmatique laisse les critiques se perdre en conjectures. Klimt l’ésotérique invite à l’initiation. Klimt le symboliste réécrit l'énigme de la vie en lettres de lumière. Plus d’un siècle après sa mort le mystère reste entier. Aborder Klimt c’est accepter de se laisser glisser dans un univers onirique où Éros et Thanatos, ode à la vie et épouvante de la mort, félicité et tourments, extase mystique et jouissance triviale, se plaisent à rejouer leurs éternelles confrontations. Mais contrairement aux rêves où le visible ostensible se joue de nos perceptions pour cacher le réel, les œuvres de Klimt s'évertuent, comme le disait Odilon Redon, à « mettre autant que possible la logique du visible au service de l’invisible ». 


La vie et la mort.

Sans doute influencé par les découvertes de la psychanalyse naissante, la compréhension des mécanismes et du rôle de l'inconscient dans la psyché, et bien sûr son appartenance au symbolisme, l’artiste a parsemé ses œuvres d’éléments aussi récurrents que sibyllins. L’emploi de l’or, l’omniprésence du cercle, du [...]

Contenu réservé aux membres

Il vous reste environ 80% de l'article à découvrir