Le nu masculin, la face oubliée du nu artistique
Pendant des siècles le nu masculin a servi de support pour exprimer les valeurs morales devant présider à la bonne marche des sociétés. Ce n'est qu'à partir de la seconde moitié du XXème siècle qu'il s'offrira aux regards des amateurs de sensations érotiques.

Le corps de l'homme nu, entre idéal et fantasme.
À l'évocation du nu artistique, il est difficile de ne pas spontanément penser "nu féminin". Rien d’étonnant tant sa production a été surabondante depuis un bon siècle et demi. Cependant, si le nu masculin ne retient pas l’attention des foules contemporaines, il n’en demeure pas moins un genre qui a traversé et marqué de son empreinte l’ensemble de l’histoire de l’art.

L'homme nu de Lascaux.
La première représentation connue d’un homme nu se trouve dans l’endroit le moins accessible et le plus secret de la grotte de Lascaux, le Puits de l'homme mort. Réalisée en quelques traits rudimentaires, contrastant avec la qualité graphique des autres dessins, elle revêt une valeur plus symbolique qu’esthétique. Un détail lui confère une place particulière dans l’histoire de l'art : l'exhibition d’un pénis en érection. Car le fait sera exceptionnel et hormis quelques statues de Priape ou de Satyres ithyphalliques, le phallus brillera par son absence artistique tout au long de l'histoire.

Satyre ithyphallique.

Le Doryphore de Polycète.
Contrairement à ce qui couramment entendu le nu masculin de la Grèce Antique n'a pas un dessein homo-érotique. À l'époq [...]
