Contraception masculine, la révolution andro-switch
La contraception masculine va, espérons-le, connaître un regain d’intérêt avec la mise sur le marché de l’andro-switch. Se présentant comme un simple anneau de silicone, il permet de remonter les testicules, de les maintenir en position haute (supra scrotale), d’augmenter leur température d’environ 2°C et ainsi de freiner la production de spermatozoïdes.

Contraception : bientôt une affaire d'homme ?
Pour réduire au maximum les risques de grossesses non désirées, on peut au choix opter pour la contraception ou l’abstinence totale. Toutefois, renoncer aux rapports sexuels ne satisfera que les couples sexless quand l’immense majorité préfèrera s’en remettre aux dispositifs contraceptifs. Si le préservatif, la pilule et le stérilet se sont imposés comme les outils les plus courants pour éviter l’accident, il existe d’autres méthodes, plus au moins faillibles, plus ou moins radicales. Mais aucun moyen de contraception, vasectomie et ligatures des trompes comprises, n’assure à 100% la sécurité des rapports hétéros.
Pour mesurer l’efficacité théorique d’une méthode contraceptive, on se réfère à l’indice Pearl, qui détermine le pourcentage de grossesses accidentelles sur un an d’utilisation optimale d’une méthode. Ainsi l’indice 2 indique que deux femmes sur cent, ont été enceintes dans l’année de l’utilisation d’un procédé contraceptif. Cependant cet indice théorique doit être mis en perspective de l’efficacité pratique, calculée au regard d’un échantillon de couples rassemblant aussi bien ceux qui se sont astreints au respect de la méthode que l’inverse (oubli de la prise de pilule, usage incorrect du préservatif…). Ce comparatif permet d’évaluer le risque de grossesse propre au moyen contraceptif, stricto sensu, et le risque lié à son usage dans la vie de tous les jours. D’importants écarts peuvent apparaître entre le théorique et le pratique généralement induits par le caractère complexe ou contraignant de la méthode contraceptive. Il est à noter que les écarts les plus significatifs concernent toujours des méthodes qui nécessitent une mise en œuvre à chaque rapport ou une observance stricte.

Efficacité des méthodes contraceptives selon l’OMS (2011)
Selon une étude de l’ARS, en France, une grossesse sur trois est déclarée non prévue. Un tiers de ces grossesses est dû à l’absence de contraception, les deux-tiers à une contraception déficiente. Globalement la pilule reste la contraception la plus utilisée, 45% des femmes de moins de 45 ans.
La pilule et la charge contraceptive.
Jusqu’aux années 70, les couples utilisent des méthodes de régulation des naissances collaboratives, retrait, préservatif et abstinence périodique. En 1967, la loi Neuwirth autorise l’usage des contraceptifs et rend possible la diffusio [...]
