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Dyspareunie : les rapports sexuels douloureux ne sont pas une fatalité.

Par Mia Malisse
Dyspareunie : les rapports sexuels douloureux ne sont pas une fatalité.

Vivre une sexualité sans douleur.

La vie sexuelle des femmes peut être perturbée par de nombreux facteurs. Les rapports sexuels douloureux sont à cet égard souvent responsables de l'installation d’un cercle vicieux entraînant une dégradation de la sexualité pouvant aller jusqu’à sa complète extinction. Pour ne pas tomber dans la spirale de la désertification sexuelle, les femmes sujettes aux douleurs coïtales doivent refuser les solutions consistant à taire la douleur et éviter les rapports intimes. Compromis bancals qui provoqueront des souffrances psychologiques  (honte, culpabilité, perte de l’estime de soi et dépression) aux répercussions délétères sur la vie du couple. 

Qu'est-ce que la dyspareunie ?

La dyspareunie est le terme médical utilisé pour définir la survenue de douleurs récurrentes ou persistantes, avant, pendant et après les rapports sexuels. Cette affection est complexe, elle peut être superficielle ou profonde, primaire ou secondaire. Dans sa forme superficielle, la dyspareunie se traduit dès le début de la pénétration par des douleurs localisées sur la partie externe des organes génitaux, la vulve, le clitoris, le vestibule ou à l’entrée vaginale. Dans sa forme profonde, elle se manifeste, lors d’une pénétration complète, par des douleurs irradiant du fond du vagin vers la région pelvienne, le bas ventre et parfois le rectum. La dyspareunie est dite primaire lorsqu’elle apparaît dès les premières relations sexuelles ou l’insertion des premiers tampons hygiéniques, et secondaire quand elle se révèle après de nombreuses années de rapports indolores.

La dyspareunie est souvent confondue avec un trouble aux effets similaires, la vulvodynie. Caractérisée par des douleurs génitales chroniques d’une durée supérieure à trois mois, la vulvodynie, dont l’étiologie n’est pas totalement connue, n’est pas forcément associée aux rapports sexuels, ni même au contact. La symptomatologie associée se compose de douleurs et brûlures ressenties sur la zone génitale externe, permanentes ou intermittentes, apparaissant aux toucher, contact ou spontanément (sans que la zone douloureuse n’ait été sollicitée).

Si les douleurs associées aux rapports intimes sont des alertes sur un possible dysfonctionnement sexuel ou une affection cachée, elles ne doivent pour autant susciter l’inquiétude que sous certaines conditions. Quand elles sont présentes dans la grande majorité des rapports sexuels, lors des préliminaires, au début de la pénétration ou pendant la pénétration profonde, qu’elles s’accompagnent de démangeaisons, d’écoulements anormaux, d’odeurs inhabituelles, de sécheresse vaginale ou de contractions involontaires du vagin, alors la consultation d’un gynécologue et/ou d’un sexologue est vivement recommandée. Les professionnels de santé sexuelle pouvant dans ce cas poser un diagnostic de dyspareunie ou de vulvodynie et engager un processus thérapeutique adapté. 

Prévalence. 

Selon l’Organisation mondiale de la santé le taux de prév [...]

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