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Pathogénie de la ménopause.

Bouffées de chaleur, fatigue, insomnies témoignent de l’enclenchement du processus de la ménopause. Avec l’arrêt des règles, elle signe l’ultime étape de la vie sexuelle reproductive d’une femme. Mais que savons-nous de cette période inéluctable dont nous ne connaissons généralement que les aspects symptomatiques ?

Par Lisa Seltzer
Pathogénie de la ménopause.

Mécanismes de déclenchement et d'évolution de la ménopause.

Tout comme le vieillissement, la ménopause est un phénomène qui commence très tôt dans la vie d’une femme. En effet, lors de sa vie intra-utérine et dès le début de sa formation embryonnaire, elle possède 7 millions de follicules qui vont décroître tout au long de sa vie. Les follicules sont de petits sacs contenant chacun un ovocyte (ovule immature) qui sont stockés dans les ovaires situés de chaque côté de l'utérus. Il en restera 1 million à la naissance et 500 000 à la puberté.

Pourquoi et comment survient la ménopause ?

La décroissance du capital folliculaire, responsable de la survenue de la ménopause, est un phénomène génétique lié à ce que l’on appelle l’apoptose (1) . Depuis la puberté jusqu’à la ménopause, une femme aura environ 500 ovulations. Les troubles de la fertilité commencent en général une dizaine d’année avant la ménopause, lorsqu’il reste environ 35 000 follicules et globalement, les troubles des règles plus spécifiquement liés à la péri-ménopause apparaissent quand il reste seulement quelques milliers de follicules. Quand leur stock s’amenuise, la production de progestérone s’arrête, suivie par celle des œstrogènes. Il n’y a alors plus de menstruations. À ce stade, il reste moins d'un millier de follicules. Quant au volume des règles, il n’a rien à voir avec la ménopause puisqu'il est lié à des anomalies utérines et non hormonales.

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