Spéculations non scientifiques autour du clitoris
La sexualité féminine n'est réellement étudiée que depuis une vingtaine d'années et nombres de mystères entourent encore ses composantes. Jusqu'en 2016, la plupart d'entre nous assimilait le clitoris à sa partie visible, le gland. Si aujourd'hui la vérité est rétablie sur son anatomie, sa fonction reste énigmatique.

Les fonctions du clitoris...
La toute première véritable exploration de la zone génitale féminine est l'œuvre d'un anatomiste Allemand, Georges Ludwig Kobelt. En fonction des sources elle est datée de 1844 ou 1851. Remarquable de précision, elle livre une vue on ne peut plus détaillée de l'ensemble clitoridien. Il faudra cependant attendre 2016 pour en avoir une représentation en trois dimensions, grâce au travail d'Odile Fillod, chercheuse indépendante spécialisée dans la vulgarisation de la recherche. Qu’il ait fallu patienter aussi longtemps avant que s'impose à la connaissance de tout un chacun l'exacte configuration du clitoris, ne surprend guère, la sexualité féminine dans son ensemble n’ayant que ponctuellement retenu l’attention de la recherche. Jusqu’à ces dernières années, le clitoris était régulièrement confondu avec l'une de ses parties, le gland, car les ouvrages d’information destinés au grand public ne mentionnaient que celui-ci. En réalité le clitoris comprend deux ensembles connexes et distincts, le premier tourné vers l’extérieur, le second vers l’intérieur.

La modélisation 3D d'Odile Fillod.
Le clitoris interne.
La partie intérieure du clitoris, la plus volumineuse, représente environ 98% de la masse totale de l'organe. Composée de deux corps caverneux, ou piliers, et de deux corps spongieux, ou bulbes vestibulaires, elle s’enfonce dans le périnée antérieur. Ses dimensions particulièrement imposantes questionnent. La nature aurait-elle pu doter les femmes d’un tel attribut sans qu’il ait une quelconque fonction ? On peut en douter. Car, c'est un fait incontestable, toute partie du corps est conçue pour être utile ou condamnée à la disparition si elle ne l'est pas ou plus. Pourrait-il en être autrement pour le clitoris ?
Au-delà de son anatomie, le clitoris interne se montre remarquable par son positionnement et la façon dont il enserre le conduit vaginal. Les bulbes vestibulaires pouvant accompagner ses dilatations les plus importantes, notamment celles liées à l’accouchement, sans craindre d’être endommagés. Les piliers et les bulbes vestibulaires sont de même origine embryonnaire que les corps caverneux et spongieux du pénis. Comme eux, ils sont composés de tissus érectiles qui se gorgent de sang sous l'effet de l'excitation sexuelle, qu'elle soit de nature psychique, fantasmes, idées sexuelles, contexte érotique, ou mécanique via la stimulation de la partie externe du clitoris. Le clitoris interne, tout comme la hamp [...]
