Transgenre et transidentité

La nature nous assigne un sexe, nous sommes du point de vue biologique soit des femmes, soit des hommes.
Nous ne parlerons pas ici des hermaphrodites, catégorie d’individus dont la nature très spécifique invite à un article dédié. Si dans une grande majorité nous nous sentons à l’aise avec notre sexe biologique, ce qui revient à dire que notre psychisme est en accord avec ce dernier, pour une minorité d’entre nous, le biologique semble être en désaccord avec le psychique. Il est donc des individus de sexe féminin qui ont développé un psychisme typiquement masculin, inversement des individus de sexe masculin qui ont une construction psychique féminine et enfin, d’autres qui ne se sentent psychiquement ni l’un ni l’autre, ou les deux en même temps, ou encore parfois l’un et parfois l’autre. Ces personnes qui sont le siège d’un apparent tiraillement psychobiologique, se regroupent dans un ensemble nommé transgenre. La transidentité nous montre encore une fois, par la multiplicité de ses expressions, l’incroyable complexité, la superbe multiplicité de la nature humaine.
La transidentité doit nous pousser à comprendre l’humain comme une diversité absolue, un ensemble de cas d’espèces ayant, les uns vis-à-vis des autres, autant de similitudes que de divergences.
La stigmatisation dont souffre les transgenres, que ce soit dans le noyau familial ou dans la sphère sociétale, n’est que l’expression de notre appréhension, de notre inquiétude face au singulier. Si l’ [...]
