Justice anglaise - la vie privée des victimes de viol passée au crible

La police britannique peut désormais demander l'accès à leurs appareils numériques aux victimes de viol.
Les autorités britanniques ont adopté une nouvelle mesure destinée à prémunir les magistrats contre d'éventuelles erreurs judiciaires à l'encontre de personnes accusées de vol, braquage, viol ou agression sexuelle. Désormais, ce sont donc les plaignantes victimes de viol, avant les accusés, qui devront montrer patte blanche et donner à la police un accès illimité à leurs smartphones, ordinateurs, comptes de réseaux sociaux et boites mails. Dans le cas contraire, leur plainte pourrait ne pas être enregistrée et toute procédure abandonnée. Dans un pays où seulement 1,7% des plaintes pour viol sont suivies d'une condamnation, la pilule est amère pour les victimes et les associations qui les défendent. Car ce sont bien les violeurs présumés qui sont les heureux bénéficiaires de cette mesure, et non les plaignantes qui, en plus d'avoir subi un viol, doivent supporter une violation de leur vie privée.
À l'origine de cette mesure : l'affaire Liam Allen.
Ce ne sont pas des affaires de viols caractérisés ayant échappé à la justice qui ont motivé cette nouvelle mesure, mais bien une en particulier, l'affaire Liam Allen, accusé à tort.
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