La vulve, tabou d'un complexe

Quand les femmes détestent leur vulve.
Il est un fait établi : peu de femmes ont un jour pris un miroir pour examiner leur vulve. Pour Betty Dodson, éducatrice sexuelle et féministe pro-sexe, les difficultés qu’éprouvent les femmes à jouir pleinement sont la conséquence d’une méconnaissance de leur intimité. Depuis les années 70 elle anime des ateliers de masturbation qui débutent toujours par l’expérience du miroir, prérequis incontournable d’une sexualité assumée et épanouie. Cependant, en dehors du cadre d’un atelier animé par une spécialiste bienveillante, la « découverte », pour celles qui osent s’observer dans le détail, est généralement teintée d’amertume, car bien souvent elles n’ont d’autres références que celles présentées par la pornographie : des vulves parfaitement symétriques, dont les petites lèvres sont idéalement roses et dissimulées par les grandes. Bien évidemment cela ne correspond en rien à la réalité de la plastique vulvaire fondamentalement hétérogène.
La chirurgie esthétique pour une vulve parfaite.
On estime que de plus en plus de femmes n’aiment pas l’apparence de leur sexe, c’est du moins ce qui ressort d’une étude publiée par une association américaine de chirurgiens esthétiques, ce désamour se traduisant par une inquiétante augmentation des interventions chirurgicales en vue de la réduction des petites et/ou des grandes lèvres, labiaplastie ou nymphoplastie. Vouloir modifier par un acte chirurgical un organe sain et fonctionnel est en soi une aberration, m [...]
