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Viol au cinéma ou la flatterie des goûts malsains

La narration du viol, qu'elle soit enrobée de justifications informationnelles ou artistiques, n'a d'autres intérêts que commerciaux.

Par Eric Royer
Viol au cinéma ou la flatterie des goûts malsains

De l'exploitation éhontée des violences sexuelles

En 1888, le quartier londonien de Whitechapel devient le théâtre d'une série de meurtres sadiques à connotation sexuelle. Perpétrés par un énigmatique éventreur, particulièrement monstrueux, ces crimes vont faire l'objet d'une médiatisation internationale sans précédent. Mais la mission d'information dont se targuent les journaux de l'époque cache une réalité moins glorieuse : le potentiel commercial de la fascination du public pour les crimes sexuels et les féminicides.

Cette fascination morbide que l'on doit comprendre comme une excitation psychique née de l'expérience trouble, troublante du dégoût, sera exploitée par les journalistes, les romanciers puis au XXème siècle par les cinéastes. Mais pour s'assurer un succès commercial il s'agit d'être subtil. Car [...]

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